Selon la BRI, les banques centrales devraient autoriser le paiement des salaires et des cotisations sociales en CBDC

Selon la BRI, les banques centrales devraient autoriser le paiement des salaires et des cotisations sociales en CBDC

en préservant la confiance du public.

Pour la rédaction de ce rapport, la BRI a collaboré avec la Banque du Canada, la Banque d’Angleterre, la Banque du Japon, la Banque centrale européenne, la Réserve fédérale américaine, la Sveriges Riksbank de Suède et la Banque nationale suisse. Leurs études analysent les options politiques et les questions de mise en œuvre pratique liées aux CBDC de détail, a déclaré la BRI dans un communiqué.

Parmi certaines des recommandations incluses dans le rapport numéro 3, intitulé “Central bank digital currencies : user needs and adoption”, les banques rappellent que les consommateurs qui obtiennent des paiements en CBDC peuvent être plus enclins à les utiliser.

« Les pouvoirs publics pourraient donc encourager l’utilisation des CBDC en versant les prestations sociales, les salaires et les transferts aux particuliers en CBDC. Le paiement des impôts en CBDC est également un exemple concret d’utilisation », indique le document.

Pour que cette initiative soit un succès, les banques centrales doivent garantir leur sûreté et leur sécurité sous une forme pratique qui pourrait être facilement intégrée aux produits et services du secteur privé, selon le rapport. 

« Une CBDC serait la forme de monnaie la plus sûre qui soit », affirment ces régulateurs, sans mentionner les monnaies décentralisées, comme le Bitcoin (BTC), qui ne peut être ni contrôlée ni dévaluée par les banques centrales ou les gouvernements.

Selon elles, les autres avantages d’une CBDC comprennent les paiements hors ligne, un coût moindre pour les consommateurs et les commerçants, un niveau de confidentialité plus élevé par rapport aux options commerciales, et « de multiples caractéristiques d’accessibilité ».

Du côté des commerçants, ils affirment que les vendeurs sont intéressés par de nouveaux instruments de paiement qui pourraient élargir leur clientèle, qui sont utilisés par une large portion de consommateurs ou qui réduisent leurs coûts de transaction par rapport aux méthodes de paiement acceptées actuellement.

Par ailleurs, les législateurs pourraient envisager d’imposer un niveau minimum d’acceptation des CBDC. Par exemple, certaines entités gouvernementales telles que les autorités fiscales, les prestataires de soins de santé et les pharmacies pourraient être tenues d’accepter ces monnaies, affirment les banques. 

« Cela permettrait aux consommateurs de ces juridictions d’utiliser une CBDC pour satisfaire certains besoins fondamentaux importants », indique le rapport. Toutefois, le rapport note également que d’autres juridictions « pourraient considérer que cette injonction va trop loin et choisiraient de ne pas forcer les entreprises privées à les accepter ».

La BRI, dont le siège social se trouve à Bâle, en Suisse, affirme être la propriété conjointe des 62 banques centrales du monde qui ensemble, représentent quelque 95 % du produit intérieur brut (PIB) mondial.

 

 

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