Pourquoi faut-il faire un KYC pour acheter du Bitcoin ? 

En octobre 2020, une étude de CipherTrace menée auprès de 800 plateformes de cryptomonnaies dans le monde a démontré que plus de la moitié d’entre eux ne présentait pas les conditions suffisantes pour vérifier efficacement l’identité de leurs clients. Pourquoi faut-il s’identifier lorsque l’on s’inscrit sur un exchange et en quoi cela protège-t-il les utilisateurs eux-mêmes ? On vous aide à y voir plus clair.

Qu’est-ce qu’un KYC ?

KYC sont les initiales de Know Your Customer qui signifie « connaissance client » en anglais. Il s’agit d’une procédure permettant de vérifier l’identité et l’intégrité des clients d’une entreprise afin de lutter contre le blanchiment d’argent, le financement du terrorisme, l’usurpation d’identité et la fraude.

 

Comment faire un KYC ?

Le KYC consiste pour le client à prouver son identité en fournissant un ou plusieurs documents (pièce d’identité, justificatif de domicile…), et pour l’entreprise à les examiner pour s’assurer qu’ils ne sont ni volés ni falsifiés. Cet examen peut être fait manuellement ou à l’aide de l’intelligence artificielle.

Lorsque la mise en relation avec l’entreprises est à distance, le client doit également effecteur une photo ou une vidéo de son visage, pour s’assurer qu’il est bien la même personne que celle sur les documents fournis.

Le processus de vérification d’identité requiert également pour le client de répondre à un questionnaire de connaissance client appelé questionnaire AML pour Anti-Money Laundering (lutte anti-blanchiment en français).

Cette procédure peut prendre de quelques minutes à plusieurs heures en fonction des vérifications nécessaires. Une fois toutes ces étapes validées et l’identité du client vérifiée, l’inscription est dite « finalisée ».

 

Que faire si le KYC est refusé par erreur ?

Comme nous l’avons plus haut, de plus en plus de KYC sont effectués grâce à l’intelligence artificielle. Ainsi, il peut arriver qu’une vérification d’identité soit refusée par erreur. Dans ce cas, vous recevrez un mail de l’entreprise qui vous expliquera la ou les raisons du refus et vous invitera à renouveler l’opération.

En général, les refus sont motivés par un document d’identité expiré, une mauvaise qualité des documents fournis due à une mauvaise luminosité ou connexion internet.

 

Le KYC est-il obligatoire ?

Selon la directive (UE) 2015/849, la procédure de KYC est obligatoire pour les banques et les grandes entreprises qui exercent des activités de conseil, d’investissement ou de crédit en Europe.

Les plateformes de cryptomonnaies (centralisées et décentralisées) doivent également se soumettre à cette procédure. Comme le précise l’étude de CipherTrace, elles sont toutefois nombreuses à ne pas l’imposer ou de façon insuffisante à leurs utilisateurs.

Comment choisir une plateforme qui effectue un KYC de qualité ?  

 

En France, les sociétés liées aux cryptomonnaies doivent s’enregistrer auprès de l’Autorité des marchés financiers en tant que prestataire de services sur actifs numériques (PSAN) pour exercer leurs activités. On dit qu’elles sont « régulées » car elles ont démontré leur aptitude à lutter efficacement contre le blanchiment d’argent, le financement du terrorisme, la fraude. Pour certaines, elles ont aussi prouvé leur capacité à protéger les actifs qu’elles conservent pour le compte de leurs clients.

Concernant les sociétés étrangères, cette obligation ne vaut que pour celles qui « ciblent explicitement » le marché français. Ainsi, il existe des plateformes qui ne sont pas enregistrée à l’AMF et qui pourtant exercent en France.

Finalement, le statut de PSAN vous aide à choisir une plateforme tant il est un gage de confiance et de légitimité pour celles qui l’ont obtenu.

 

En quoi le KYC protège les utilisateurs de Bitcoin et de cryptomonnaies ?  

L’objectif principale du KYC est de rendre et maintenir la plateforme sûre en excluant les personnes mal intentionnées et en réduisant le risque d’usurpation d’identité et de fraude.

Aussi, une société qui impose un KYC à ses clients se rapproche des normes bancaires. Cela lui permet de nouer de bonnes relations avec les établissements financiers et donc de réduir les risque de litiges entre eux. Par exemple, votre banque n’aura aucune de raison de s’opposer à un virement que vous auriez effectué vers une plateforme de cryptomonnaies régulée. De même, une plateforme qui respecte les bonnes pratiques en matière de KYC aura moins de mal à convaincre un établissement bancaire de lui permettre d’effectuer des virements en euros à l’occasion d’une vente de cryptomonnaie.

Conclusion

Finalement, à part quelques minutes, réaliser un KYC ne vous coûte rien et vous permet de participer à la sécurité de vos cryptomonnaies et à celle des autres utilisateurs de la plateforme.

En France, le statut de PSAN (prestataire de services sur actifs numériques) délivré par l’Autorité des marchés financiers, vous permet de choisir une plateforme en toute confiance. 

BYKEP est la première application française à avoir obtenu ce statut. Elle vous permet d’acheter, de vendre et de conserver du Bitcoin, de l’Ethereum et du Litecoin facilement et en toute sécurité

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