Bitcoin

Qu’est ce que c’est ?

Selon une étude récente, 83% des Français ont déjà entendu parler du Bitcoin. Alors qu’il a été conçu comme une solution de paiement, certains le considèrent comme de l’or numérique et d’autres comme un investissement. Nous vous avons préparé un guide (qui se veut) complet pour vous aider à tout comprendre ce qu’est le Bitcoin (BTC), la plus célèbre des cryptomonnaies. C’est parti !

L'histoire du Bitcoin

Prenons la machine à remonter le temps, direction 2005 : le magazine économique anglais The Economist alerte sur la hausse des prix de l’immobilier dans les pays développés. La valeur des logements est passée de 30 000 milliards à 70 000 milliards de dollars en 5 ans ! Comme annoncé, la bulle immobilière éclate deux ans plus tard. Les prêts ne sont plus remboursés et près de 400 banques américaines font faillite, dont la célèbre Lehman Brothers. En réaction, les États mandatent les banques centrales de sauver le système financier en faisant tourner la planche à billets ; en émettant de la monnaie.

Un certain « Satoshi Sakamoto » dresse un constat cruel : les instances de régulations (banques, États etc.) ont failli à fournir aux consommateurs et investisseurs un système monétaire fiable…

La création de Bitcoin

Le fameux Satoshi va réfléchir à une alternative au système financier qui serait décentralisée, sécurisée et transparente. Ce sera Bitcoin. Le 18 août 2008, il réserve le nom de domaine bitcoin.org de manière anonyme. Le 31 octobre de la même année, il publie sur ce même site le « white paper » (ou livre blanc) de Bitcoin. Ce document, rédigé en anglais, présente le protocole Bitcoin et explique son fonctionnement.

Un mail contenant le lien vers le white paper est envoyé aux cypherpunks ; une communauté internet qui prône l’utilisation de la cryptographie pour protéger sa vie privée.

Dans le corps du mail, Bitcoin est présenté comme « un nouveau système de monnaie électronique entièrement de pair à pair, sans tiers de confiance ».

Qui est Satoshi Nakamoto ?

Parmi les mystères qui entourent Bitcoin, le plus prégnant concerne l’identité de son créateur connu sous le nom de Satoshi Nakamoto. On retrouve ce pseudonyme sur les forums internet et sur les mails envoyés aux membres de la communauté Bitcoin.

Dans ses écrits, il se présente comme un homme japonais né le 5 avril 1975 mais cette version semble contredite par les faits. Certains ont en effet examiné ses horaires d’activité sur les forums et son phrasé. Il en ressort que le fondateur de Bitcoin a plus de chances d’être Britannique que Japonais. De nombreuses enquêtes ont également tenté de déterminer son identité et plusieurs personnes ont même été publiquement suspectées. Le 6 mars 2014, le magazine américain Newsweek croit avoir trouvé « Le visage derrière Bitcoin » : un certain Dorian Nakamoto. Le lendemain, le vrai Satoshi réfutera l’information en écrivant : « Je ne suis pas Dorian Nakamoto » sur un forum en ligne. Depuis le 7 mars 2014, Satoshi Nakamoto n’a plus donné aucun signe de vie.

Durant les premières années de Bitcoin, il aurait accumulé environ 1 millions de bitcoins. Puisque la blockchain est publique et que ses adresses BTC sont connues, on peut affirmer au moment d’écrire ces lignes qu’aucun mouvement n’a été observé sur ces bitcoins. Un jour peut-être Satoshi Nakamoto reparaîtra…

Intéressons-nous maintenant sur la blockchain, le réseau décentralisé sur lequel Bitcoin est circule.

Comment fonctionne la blockchain ?

Tout d’abord, rappelons que Bitcoin est un actif exclusivement numérique qui circule sur un réseau décentralisé appelé blockchain. C’est-à-dire qu’il n’a pas de support physique comme des pièces ou des billets.

On peut comparer la blockchain à un livre de comptes sur lequel serait inscrit l’ensemble des transactions en Bitcoin. Chaque bloc représenterait une page de ce registre. Toutes les 10 minutes environ, le réseau va valider une série de transactions à l’intérieur d’un bloc qui rejoindra les autres tel le maillon d’une chaîne. Cette chaîne de blocs (ou blockchain) assure la sécurité du réseau puisque si l’on veut en modifier un, il est nécessaire de modifier tous les autres. Ce procédé d’interconnexion entre les blocs rend les transactions qui s’y trouvent immuables ; elle ne peut être ni modifiées ni falsifiées.

Une fois inscrites sur la blockchain, tout le monde peut consulter l’ensemble des transactions. On peut y voir apparaître le numéro de bloc, la date de la transaction, le montant, les adresses de l’expéditeur et du destinataire, les frais appliqués… Pour plus d’informations, n’hésitez pas à consulter notre article dédié à la blockchain en cliquant ici.

Comment sont validées les transactions sur la blockchain ?

Dès qu’une transaction en Bitcoin est initiée sur la blockchain, elle est soumise aux membres du réseau appelés mineurs. Ces personnes disséminées partout dans le monde vont être mises en concurrence pour avoir le droit de les valider par groupe. Pour cela, la blockchain va leur poser des problèmes mathématiques extrêmement complexes.

Pour tenter de les résoudre le plus rapidement possible, chaque mineur va allouer de la puissance de calcul informatique. Le premier qui y parvient obtiendra le droit de valider une série de transactions. Cette opération est renouvelée toutes les 10 minutes environ et donne lieu à la création d’une certaine quantité de bitcoins.

Ce procédé de validation des blocs qui consiste à « miner » des cryptomonnaie est appelé Proof-of-Work. Pour plus d’informations sur ce protocole de validation, n’hésitez pas à consulter notre article Minage Bitcoin, comment ça marche ? .

Comment sont rémunérés les mineurs ?

Pour inciter les mineurs à fournir une partie de leur puissance de calcul informatique, Satoshi Nakamoto a pensé à tout. Il a inscrit dans le code de Bitcoin qu’ils seraient rémunérés de deux manières à chaque validation de bloc.

Tout d’abord, lorsqu’un utilisateur souhaite effectuer un envoi de bitcoins, il doit payer des frais de minage. D’une part, le poids de la transaction influe sur le niveau de ces frais. Attention à ne pas confondre le poids et le montant : une transaction impliquant 1 BTC qui inclut un message coûtera plus cher à envoyer qu’un transfert de 100 BTC sans message. D’autre part, les frais de minage varient avec la congestion du réseau. Lorsque blockchain est saturée, les mineurs privilégient les transactions les plus rémunératrices. Il est donc recommandé d’augmenter les frais de minage si l’on veut qu’une transaction soit validée en priorité. Si les frais ne sont pas suffisamment élevés, elle sera mise en attente dans la memory pool (ou mempool).

En plus des frais de minage, la blockchain elle-même récompense les mineurs.

Comment sont minés les Bitcoins ?

En récompense de leur travail de minage, les validateurs reçoivent du Bitcoin directement de la blockchain. C’est en effet au moment où un bloc de transaction est ajouté à la blockchain que les bitcoins sont fabriqués, ou « minés ». Ces Bitcoins ainsi minés sont ensuite envoyés en récompense aux mineurs ayant participé à la validation du bloc en question.

Au lancement de la blockchain Bitcoin en 2009, la quantité de bitcoins minés à chaque bloc était de 50 unités. Le code source de Bitcoin prévoit que cette quantité soit divisée par deux tous les 210 000 blocs, soit tous les 4 ans environ. Cette règle d’émission décroissante, ou « déflationniste », est appelée le halving.

La quantité maximale de bitcoins en circulation

Satoshi Nakamoto a inscrit dans le code source de Bitcoin une limite d’émission pour éviter les dérives du système financier traditionnel. Pas question de pouvoir en fabriquer à la demande. Il a ainsi fixé à 21 millions le nombre maximum de Bitcoin a pouvoir être minés.

Satoshi n’a jamais explicitement expliqué pourquoi il avait choisi ce nombre. Néanmoins, certains pensent qu’il fait écho à la quantité d’argent en circulation en 2009 : 21 trilliards de dollars. Si Bitcoin devenait la monnaie mondiale, il vaudrait donc 1 million de dollars.

Sachant que la quantité maximale de Bitcoin a été fixée dans le code source de Bitcoin à 21 millions d’unités et considérant le processus de minage et les halvings successifs, on estime que le dernier Bitcoin sera miné aux alentours de 2141.

Bitcoin est-il anonyme ?

Parmi les idées reçues sur le Bitcoin, une d’entre elles a la vie dure : Bitcoin est une monnaie anonyme. C’est en réalité un peu plus compliqué que cela. Rappelons tout d’abord que les bitcoins circulent sur le réseau le plus sécurisé et publique qui soit : la blockchain. Elle répertorie en effet l’intégralité des transactions depuis son lancement en 2009. Elle n’attribue certes par les transactions aux noms et prénoms des utilisateurs mais à leur adresse publique BTC, comme un pseudonyme.

Et comme un bitcoin n’arrive jamais de nulle part, il est tout à fait possible de remonter le fil des adresses publiques par lesquelles il est passé. Il est donc possible de remonter l’historique de chaque bitcoin, de son minage à son emplacement actuel. Or, il suffit qu’il passe ne serait-ce qu’une fois sur une plateforme d’échanges pour que l’on trouve l’identité de celui qui le possède. En effet, elles ont l’obligation de procéder à la vérification d’identité de leurs utilisateurs. C’est d’ailleurs de cette manière que les autorités ont pu faire cesser les activités illégales réalisées en cryptomonnaies depuis des années. Pour résumé, on peut dire que Bitcoin est pseudonyme plutôt qu’anonyme.

Maintenant que nous avons vu comment Bitcoin et son protocole fonctionnent, il est temps de s’intéresser à la manière d’en acquérir et de l’utiliser. Et la première étape consiste à se doter d’un wallet.

Qu’est-ce qu’un wallet BTC ?

Sur la blockchain, les données sont chiffrées pour conserver l’anonymat des personnes qui l’utilisent et sécuriser les transactions qui s’y déroulent. Ce chiffrement est obtenu grâce à la cryptographie asymétrique. Il s’agit d’une discipline mathématique qui vise à protéger les messages grâce à un système de clés publiques et privées.

Un wallet (ou portefeuille électronique) est un logiciel dédié à la conservation de ces clés qui permettent d’accéder à ses cryptos sur la blockchain. Il s’appelle hot wallet lorsqu’il les stocke en ligne, et cold wallet lorsque le stockage se fait en dehors de tout accès à internet.

Clé privée, clé publique

La clé privée (ou clé secrète) est un code alphanumérique généré aléatoirement par un wallet. Elle permet de certifier la propriété des bitcoins et d’autoriser des transactions sur la blockchain. Quiconque accède à la clé privée peut autoriser n’importe quel transfert. Il est donc primordial de ne jamais la partager et de la conserver en sécurité.

La clé publique est un peu le RIB de la cryptomonnaie ; c’est par elle que vous vous identifiez sur la blockchain. Elle prend la forme d’une suite de chiffres et de lettres ou d’un QR Code et peut être partagée à quiconque voudrait vous envoyer des coins.

Bien choisir son wallet n’est pas une mince affaire, surtout quand on sait que la sécurité de vos cryptos dépend essentiellement de lui… et de votre vigilance. On peut distinguer trois principaux types de wallet : les hardware wallets, les digital wallets et le cloud wallet.

Quel wallet BTC choisir ?

Le hardware wallet (ou portefeuille matériel) prend la forme d’une clé USB et conserve votre clé privée hors ligne. Ce type de stockage dit « à froid » est considéré comme le plus sécurisé car inaccessible aux cyberattaques. Les portefeuilles physiques sont assez coûteux (entre 40 et 300 €) et leur installation assez fastidieuse. Vous aurez besoin d’un ordinateur pour le paramétrer. La clé privée est sécurisée à l’aide d’une suite de mots appelée « seed phrase ». Vous devrez retranscrire ces mots sur la clé, mais également sur un papier conservé à l’abri. En effet, cette phrase permet de restaurer la clé privée sur un autre wallet. La perte de cette phrase vous empêchera d’accéder à vos cryptos.

Le digital wallet est plus pratique à utiliser car il ne nécessite aucune paramétrage. Il est accessible depuis n’importe quel appareil connecté à internet. La contrepartie de sa praticité est la conservation en ligne de la clé privée. Ce type de stockage le rend particulièrement vulnérable aux cyberattaques. Le digital wallet est en général offert sur les bourses et plateformes de cryptomonnaie. Il est déconseillé pour la conservation de grandes quantités de cryptomonnaies.

Le cloud wallet est le parfait compromis entre les deux types de wallets précédents. Il est gratuit, conserve les clés privées hors ligne et peut être utilisé depuis n’importe quel appareil connecté. En cas de perte des identifiants, vous pouvez les réinitialiser en effectuant une vérification d’identité. C’est l’assurance de ne jamais perdre l’accès à vos cryptomonnaies. Le compte BYKEP intègre gratuitement un cloud wallet pour chaque crypto supportée. Pour plus d’informations sur les wallets Bitcoin, rendez-vous sur cet article Quel est le meilleur wallet Bitcoin ?.

Maintenant que nous avons passé en revue les différents wallets BTC, penchons-nous sur les différentes façons d’acheter des bitcoins.

Comment investir dans Bitcoin ?

Le Bitcoin est un actif numérique comparable aux actifs dits « traditionnels » comme les actions et les obligations. Ils peuvent tous être achetés sur des places de marché sur lesquelles l’offre et la demande se rencontrent. Pour les investisseurs qui ne sont pas à l’aise avec le trading, des courtiers (ou brokers) offrent des interfaces simplifiées. Ces plateformes proposent différents moyens de paiement pour investir dans Bitcoin, Ethereum, Bitcoin Cash ou toute autre cryptomonnaie.

Doit-on acheter un bitcoin en entier ?

Un bitcoin vaut environ 60 000 dollars au moment où nous écrivons ces lignes. Beaucoup pensent que pour investir dedans, il faudrait en acheter un en entier. Fort heureusement, Satoshi a pensé à rendre le Bitcoin extrêmement divisible. Tout comme l’Euro peut être subdivisé en 100 centimes, un bitcoin peut être fractionné en 100 millions d’unités. Ces « morceaux » de bitcoin sont appelés des… satoshis ! Vous pouvez donc commencer à investir dans Bitcoin avec de petites sommes, un satoshi valant seulement 0,0006 dollar. Les plateformes imposent toutefois un montant minimum d’achat compris entre 20 et 100 €.

Acheter du Bitcoin (BTC) par carte bancaire ou par virement

Alors que la carte bancaire est le moyen de paiement le plus utilisé pour acheter du Bitcoin, le virement bancaire n’est pas en reste grâce à sa souplesse. On vous explique ici les avantages de l’achat de ces deux options.

Bitcoin par carte bancaire

Se procurer du Bitcoin était un véritable parcours du combattant il y a quelques années. L’achat par carte bancaire a rendu l’achat de Bitcoin rapide et sécurisé. Tout d’abord, ce moyen de paiement peut être utilisé à tout moment et depuis n’importe quel appareil connecté. Ensuite, le paiement par carte vous permet de recevoir vos Bitcoin quelques minutes après l’accord de votre banque. Enfin, les éditeurs de cartes bancaires ont développé la technologie 3D secure qui permet de limiter le risque de fraude. Il consiste à envoyer une SMS au titulaire de la carte pour s’assurer qu’il est à l’origine du paiement.

En général, les plateformes cryptomonnaies acceptent les cartes de crédit et débit Visa, Mastercard et même American Express.

Bitcoin par virement

Le virement bancaire est une alternative intéressante à la carte bancaire surtout pour les grosses sommes. Il est en effet rare que le plafond de votre bancaire vous permette d’acheter pour plus de 1 000 euros de Bitcoin. Bien plus souple, le virement bancaire vous permet de dépasser cette limite. Aussi, les frais sont en général plus faibles avec ce mode de paiement.

En revanche, l’achat par virement présente quelques inconvénients. D’une part, il faut compter en moyenne 4 jours pour que la plateforme reçoive et traite votre virement. Un délai qui peut vous faire passer à côté d’une opportunité. D’autre part, certaines banques s’opposent aux virements à destination des plateformes de cryptomonnaie.

Acheter du Bitcoin avec PayPal​

Acheter du Bitcoin avec PayPal est une possibilité qui attire de plus en plus d’investisseurs. Le leader mondial du paiement en ligne permet en effet à ses clients américains et britanniques d’acheter du Bitcoin. Au moment de la rédaction de ces lignes, la France et les autres pays d’Europe ne sont pas encore éligibles.

Lorsque vous achetez du Bitcoin ou d’autres cryptomonnaies avec votre compte PayPal, vous devez savoir qu’elles ne vous appartiennent pas vraiment. Ils vous sont virtuellement attribués depuis le stock de la société américaine mais ne sont pas déplacés sur la blockchain. Par conséquent, vous ne pouvez ni en recevoir, ni en envoyer vers un autre wallet. Ces caractéristiques réduisent le compte PayPal à une solution d’achat, vente et de spéculation.

Récemment, PayPal a autorisé le paiement en cryptomonnaies pour ses 26 millions de marchands.

Acheter du Bitcoin (BTC) en cash

Aussi étonnant que cela puisse paraître, il est possible d’acheter du Bitcoin en cash. On vous explique où il est possible d’acheter du Bitcoin en espèces.

 

Les distributeurs automatiques de Bitcoin (AMT Bitcoin)

 

On compte aujourd’hui plus de 25 000 distributeurs automatiques Bitcoin dans le monde, dont les 4/5 aux États-Unis. Ces machines sont installées dans des commerces ou des lieux publics et permettent l’achat de bitcoins en cash et/ou par carte bancaire.

L’opérateur facture une commission en général élevée, d’autant qu’elle s’ajoute à d’importants frais cachés. Par exemple, vérifiez toujours le cours retenu par la machine, il est souvent surévalué.

 

Bitcoin de pair à pair (P2P)

 

Les plateformes de pair-à-pair mettent directement en relation acheteurs et vendeurs de bitcoins à la manière d’un site d’annonces. Elles n’interviennent pas du tout dans la transaction et ne proposent pas de service de conservation. Ces plateformes sont très utilisées dans les zones peu bancarisées car elles proposent de nombreux moyens de paiement, y compris le cash. Le risque de fraude est assez élevé parce qu’elles n’imposent pas de vérification d’identité des utilisateurs.

 

Bitcoin en point de vente

 

BYKEP (ex-Keplerk) propose un service de recharges Bitcoin payable en espèces dans plus de 10 000 commerces en Europe. Il s’agit de bureaux de tabac, de supermarchés et d’épiceries de nuit. En plus d’être très accessible, ce mode d’achat est très simple. Commencez par ouvrir et vérifier votre compte en téléchargeant l’app BYKEP. La map intégrée dans l’App vous permet de trouver le commerce le plus proche. Une fois sur place, choisissez la crypto et le montant pour afficher un code-barres sur votre smartphone. Présentez-le au marchand qui le scannera pour que vous receviez vos cryptomonnaies sur votre wallet BYKEP en quelques instants.

Acheter du Bitcoin avec Paysafe

Paysafe est un leader du paiement en espèces sur internet et présent dans plus de 25 pays en Europe. Depuis peu, vous pouvez utiliser les recharges Paysafe Cash pour acheter du Bitcoin. Pour cela, il vous suffit de vous rendre dans l’un des 124 000 points de vente Européens et de demander une recharge Paysafe. Une fois réglée et créditée sur votre compte Paysafe, sélectionnez « Paysafe Cash » sur votre compte BYKEP pour régler avec le moyen. Vous recevrez vos bitcoins sur votre wallet BYKEP en quelques minutes.

Ce partenariat entre Paysafe et BYKEP permet d’étendre le nombre de commerces dans lesquels il est possible d’acheter du Bitcoin en espèces. Cette solution est très utile pour les personnes peu à l’aise avec les paiements en ligne. Aussi, elle répond aux contraintes des personnes victimes d’exclusion financière.

Quelle plateforme pour acheter du Bitcoin ?

Il existe deux types de plateformes où acheter du Bitcoin : les plateformes de trading et les courtiers. Les premières s’adressent à un public averti à la recherche d’une offre étendue et de faibles frais. Les secondes offrent une approche simplifiée de l’investissement en Bitcoin à un public plus large.  

Les plateformes de trading crypto

Les exchanges offrent un large choix de cryptomonnaies telles que Bitcoin, Ethereum, Bitcoin Cash etc. Les cryptos sont présentées sous la forme de paires comme BTC/ETH vous permettant d’en échanger une contre une autre. Les acheteurs et les vendeurs indiquent leur prix sur un « carnet d’ordre ». Lorsque les deux s’accordent, l’échange se fait automatiquement. Ces plateformes sont peu accessibles au grand public car leur interface et le vocabulaire utilisés sont spécifiques au trading. Les clés privées sont stockées en ligne sur des wallets mutualisés, il est déconseillé d’y conserver de gros montants. Ces plateformes vous permettent d’acheter des actifs numériques par carte bancaire ou par virement à des frais généralement faibles.

Les courtiers cryptos (brokers)

Les personnes qui ne sont pas à l’aise avec les bourses d’échanges peuvent compter sur les courtiers pour acheter du Bitcoin. Elles effectuent pour leurs clients les démarches d’achat/vente sur les places de marchés. En masquant la complexité du trading, les courtiers rendent accessibles à tous l’investissement en cryptomonnaies. Leur interface est simplifiée, affichant une liste de cryptos et des boutons « Acheter » et « Vendre ». Les frais sont en général assez élevés et diffèrent en fonction du moyen de paiement choisi. Les brokers proposent d’acheter des cryptomonnaies par carte bancaire et par virement. La conservation des clés privée est majoritairement online sur des wallets partagés par les utilisateurs.

Pour plus d’informations, rendez-vous sur notre article dédié Comment choisir sa plateforme de cryptomonnaie ?

Comment choisir une plateforme crypto ?

Les plateformes ne manquent pas pour acheter du Bitcoin, on vous aide à faire le bon choix grâce à quelques conseils.

Une plateforme crypto française 

Nous vous conseillons d’opter pour une plateforme française, surtout si vous n’êtes pas bilingue. En effet, les plateformes étrangères sont souvent mal traduites. De plus, utiliser une société française fluidifie les échanges avec le service client et facilite la résolution des litiges.

Une plateforme crypto régulée à l’AMF 

Depuis le 18 décembre 2020, les plateformes crypto doivent obligatoirement s’enregistrer à l’AMF en tant que prestataires de services sur actifs numériques (PSAN). Ce statut est un gage de confiance et de sécurité (liste des PSAN ici).

Une plateforme crypto qui impose un KYC   

Le KYC (Know Your Customer) est une procédure d’identification client obligatoire pour les acteurs cryptos européens. Cette vérification permet d’exclure les personnes malveillantes et de réduire le risque d’usurpation d’identité et de fraude.

Une plateforme crypto disponible sur iOS ou Android

Pouvoir accéder à son compte crypto via une application mobile vous permet d’accéder à votre compte quand et vous le voulez. Un atout de taille dans un marché aussi volatil, surtout qu’il ne ferme jamais.

Une plateforme cryptomonnaie avec le moins de frais  

On peut distinguer plusieurs frais sur les plateformes crypto :

  • la commission prise par la plateforme,
  • la différence entre le cours réel et le cours proposé (le spread)
  • les frais de minage qui rémunèrent les validateurs sur la blockchain

La transparence des frais est également un critère de sélection important. Pour plus d’informations, pensez à lire nos articles dédiés à l’achat et à la vente de Bitcoin.

Maintenant que nous avons passé en revue les moyens de paiement et les plateformes crypto, intéressons-nous au cours du Bitcoin.

L'évolution du cours du Bitcoin

À l’instar des autres actifs tels que les actions et les obligations, le cours du Bitcoin est déterminé sur des bourses d’échanges. Ces places de marché mettent en relation l’offre (les vendeurs) et la demande (les acheteurs). Chacun va fixer son prix et lorsque les deux se rencontrent, la transaction s’effectue. Cette opération est renouvelée chaque seconde.

Du niveau de l’offre par rapport à la demande dépend le cours du Bitcoin. Lorsque la demande est supérieure à l’offre, le prix diminue. Et inversement. Les deux variables dépendent de l’adoption, de l’actualité et des mouvements de spéculation.

L’adoption désigne la quantité d’acteurs (particuliers et institutionnels) à détenir et à utiliser la crypto. Ce nombre est passé de 5 à 220 millions de personnes dans le monde en 5 ans. Une courbe d’adoption que beaucoup comparent avec celle d’internet et qui amènerait Bitcoin au milliard d’utilisateurs en 2025.

L’actualité crypto est extrêmement riche depuis quelques mois. Il ne se passe pas un jour sans qu’une grande entreprise ou une personnalité ne fasse une annonce liée à la blockchain. Ces déclarations peuvent même avoir un impact direct et massif sur le cours des cryptos concernées. Par exemple, le changement de nom de Facebook pour Méta a fait bondir les coins liés au métaverse.

Les mouvements de spéculation impliquent des personnes qui détiennent au moins 1 000 bitcoins, les baleines. Elles seraient 2 500 et possèderaient 40% des BTC en circulation. Lorsqu’elles achètent ou vendent, elles font massivement varier le cours. Ces mouvements brutaux influent aussi sur les petits porteurs qui alternent les périodes d’euphorie et de panique. Pensez à lire notre article dédié au cours du Bitcoin en cliquant sur ce lien.

Pourquoi le Bitcoin est-il volatile ?

Nous avons vu que le prix du Bitcoin est déterminé sur les places de marché, et qu’il variait chaque seconde. L’amplitude de ces variations fait de lui un actif très volatil. En effet, il n’est pas rare de le voir évoluer de +/- 5% en une seule journée. Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette forte volatilité.

Contrairement aux autres devises telles que l’euro et le dollar, Bitcoin n’est régulé que par l’offre et demande. Il n’y a pas d’institution qui fixe son prix, ou limite son évolution. Le marché des cryptomonnaies n’est pas non plus régulé comme Wall Street peut l’être. Par exemple, il n’est pas prévu que les échanges soient suspendus si le marché chute d’un certain pourcentage. À tout moment, les investisseurs peuvent aussi tirer parti des opportunités de marchés puisqu’il est ouvert 24h/24 et 7j/7.

Le marché crypto est par ailleurs relativement petit par rapport aux autres classes d’actifs traditionnels. Il pèse environ 3 000 milliards de dollars, quand le marché mondial des actions en valait 1 000 milliards fin-2020. Par conséquent, un « faible » capital suffit à faire varier fortement le cours. Le marché des cryptos est également très concentré, notamment entre les mains de ces fameuses baleines.

Le prix du Bitcoin

À son lancement, le prix d’un Bitcoin est fixé en fonction du coût de l’énergie requise pour le miner ; soit environ 0,001$. Depuis, la loi de l’offre et de la demande est passé par là…

Au départ, Bitcoin est échangé sur quelques places de marché et le moindre ordre d’achat ou de vente important fait varier son cours de manière exceptionnelle. Par exemple, entre 2010 et 2011, son prix passe de 0,5$ à 30$, soit 60 fois plus !

En 2013 se produit la première longue phase haussière (on parle de « bull run »). Bitcoin atteindra 1 200$, soit une progression de 8 000% sur un an. Bitcoin chutera fortement pour attendre les 300$ fin 2014. Il faudra attendre 2017 pour assister au second bull run. Au maximum, un Bitcoin vaudra 19 891$ avant de retomber sous les 3500$ en décembre 2018.

Les années 2020-21 connaissent une crise sanitaire sans précédent et de multiples plans de relance de l’économie. Les entreprises se tournent vers le Bitcoin comme valeur refuge et beaucoup décident de l’accepter comme moyen de paiement. Les particuliers aussi s’intéressent à Bitcoin pour compenser la baisse des rendements des placements traditionnels. Bitcoin atteint son plus prix le plus haut (ou ATH pour All Time High) le 10 novembre dernier à 69 000$. Au moment de la rédaction de ces lignes (nous sommes le 17 novembre 2021), un Bitcoin s’échange contre environ 60 000 dollars ou 53 000 euros.

Si vous faites partie de ceux qui ont profité de l’évolution du cours de Bitcoin, vous devrez déclarer vos plus-values. On vous explique tout ce que vous avez à savoir sur la fiscalité crypto.

La fiscalité des cryptomonnaies en France

Jusqu’au 1er janvier 2019, les cryptomonnaies étaient exemptées de taxes ; le secteur n’étant pas clairement régulé. Depuis, le régulateur a précisé les contours de la fiscalité des actifs dits « numériques ».

Tout d’abord, seuls les gains générés par les cryptos sont soumis à l’impôt. Autrement dit, lorsque vous vendez un Bitcoin contre des euros, seule la différence entre le prix d’achat et celui de vente sera taxée. Les gains ne sont taxés que s’ils sont convertis en monnaie fiat, comme l’euro ou le dollar. Donc, si vous vendez vos Bitcoin contre des stablecoins comme le Tether (USDT), vous ne serez pas fiscalisé.

Vous avez ensuite le choix entre la « flat tax » et l’intégration des plus-values à l’impôt sur le revenu.  La flat taxe est composée de 12,8% d’impôts et 17,2% de prélèvements sociaux, soit 30% au total. Si vous choisissez d’intégrer vos plus-values à l’impôt sur le revenu, elles seront taxées selon votre taxe marginale d’imposition. Nous vous conseillons de simuler les deux modes de déclarations et de choisir la plus intéressante pour vous.

Enfin, l’administration fiscale distingue les activités occasionnelles des activités habituelles. Les premières concernent ceux qui effectuent quelques transactions par mois. Si vous effectuez plusieurs opérations par jour, votre activité sera considérée comme habituelle. Dans ce cas, la fiscalité peut dépasser les 30%.

Dans tous les cas, vous devrez remplir le Cerfa 2086 nommé « Déclaration des plus ou moins-values réalisées en 2020 suite à des cessions d’actifs numériques et droits assimilés ». Pour plus d’informations, nous vous invitons à vous rapprocher de votre conseiller fiscal. Vous pouvez également simplifier le calcul de vos plus-values imposables grâce à des solutions telles que Waltio.

Les utilisations du Bitcoin

Alors que Bitcoin a été conçu comme un système de monnaie électronique décentralisé, il est aujourd’hui utilisé par les acteurs économique de différentes façons.

Spéculer en Bitcoin

Aujourd’hui, Bitcoin est majoritairement utilisé pour la spéculation. Les variations de son cours font de lui l’actif coté en bourse le plus haussier qui soit depuis des années. Cet attrait pour le rendement attire les investisseurs du monde entier qui voient dans Bitcoin un support d’investissement.

Soyez prudent car les variations du cours du Bitcoin sont parfois très brutales. Il est fortement recommandé de se renseigner et de privilégier le long terme pour réduire le risque de perte.

Payer en Bitcoin en ligne ou en magasin

À l’origine, Bitcoin a été pensé et conçu comme une alternative au système monétaire traditionnel. Ce projet de monnaie électronique devait permettre des transferts de valeur transparents, décentralisés et sécurisés. Ce projet est devenu une réalité car un transfert de bitcoins permet aujourd’hui de contourner contraintes posées par les monnaies fiat.

D’une part, il ne fait intervenir aucun organe de contrôle centrale comme une banque ou un État. Ainsi, nul ne peut s’opposer à ce transfert tant qu’il respecte les règles édictées par la blockchain. C’est un élément très important, notamment dans les pays soumis à de lourdes contraintes bancaires et/ou politiques. D’autre part, un paiement en BTC est très rapide (quelques minutes en moyenne) et peu couteux (quelques centimes en général). Une mise à jour du réseau appelée Lightning Network a permis de réduire encore ses délais et ses frais.

La première fois que Bitcoin a été utilisé pour effectuer un paiement remonte à mai 2010. Un informaticien avait commandé deux pizzas en échange de 10 000 BTC, faisant d’elles les plus chères du monde. Aujourd’hui, des milliers de sites internet et de commerces physiques acceptent les paiements en Bitcoin. Vous pouvez en trouver une liste non exhaustive en cliquant ici. La plupart d’entre eux proposent ce mode de paiement sous la forme d’un QR code. Pour effectuer votre paiement, il vous suffit de le scanner avec votre wallet et de confirmer l’opération pour payer et valider votre commande.

Récemment, l’État du Salvador en Amérique latine a fait du Bitcoin une monnaie légale, obligeant l’ensemble des commerces à l’accepter comme moyen de paiement. Plusieurs pays, notamment en Amérique latine et en Afrique, envisagent d’en faire de même. Si le sujet vous intéresse, cliquez ici pour consulter notre article dédié au paiement en Bitcoin.

Investir en Bitcoin

Bitcoin est de plus en plus utilisé comme une valeur refuge, comme un investissement long terme. La raison de cet engouement pour l’or numérique est à chercher dans les politiques menées ces dernières années.

Entre la crise financière de 2008, celle de la dette en 2021 et celle du Covid en 2020, les banques centrales n’ont jamais autant fait tourner la machine à billet. Mandatées par les États, elles financent des plans de relance d’un niveau sans précédent en créant de la monnaie. Face à ces politiques monétaires facilitantes (ou Quantitative easing), les acteurs économiques redoutent le retour de l’inflation. Une crainte qui s’est avérée fondée puisqu’elle atteint 6,2% sur un an aux États-Unis. L’inflation est une mauvaise nouvelle pour les ménages qui voient leurs économies et leur pouvoir d’achat diminuer.

Comme l’or, Bitcoin est perçu par les particuliers et les institutionnels comme une réserve de valeur. C’est-à-dire qu’il peut être conservé sur le long terme sans perdre de valeur sous l’influence de l’augmentation des prix. C’est par exemple le cas des entreprises américaines MicroStrategy et Tesla qui ont converti une partie de leur trésorerie en Bitcoin. En France, les assurances-vie en fonds euro ont vu leurs rendements diviser par 3 en 10 ans, poussant les ménages à se tourner vers des actifs plus risqués pour leur épargne à long terme.

Quel avenir pour Bitcoin ?

Alors que nous arrivons au bout de ce guide sur Bitcoin, on peut s’interroger sur sa place dans l’avenir.

Lui et les autres cryptomonnaies ont déjà révolutionné le secteur de la finance en se classant parmi les actifs les plus rentables. Les protocoles de finance décentralisée tels qu’Aave et Compound permettent également à des millions d’investisseurs de générer des revenus passifs.

Le milieu de l’art a également été chamboulé par la blockchain depuis l’apparition des Token non fongibles, ou NFT. Ces actifs numériques liés à des objets physiques ou numériques rares s’échangent régulièrement contre des millions de dollars. L’industrie utilise également de plus en plus la blockchain et les NFT pour assurer la traçabilité et l’authenticité des biens.

Les institutions financières surfent également sur la vague blockchain en annonçant le lancement de monnaies numériques de banque centrale (MNBC) dans les années à venir. En Chine, 140 millions de personnes utilisent déjà le yuan numérique et près de 8,5 milliards d’euros ont déjà été dépensés dans cette monnaie. Les États s’intéressent aussi aux cryptoactifs. Après le Salvador qui a fait de Bitcoin un monnaie légale, de nombreux États d’Amérique latine et d’Afrique envisage de faire pareil.

Les dernières prédiction du cours de Bitcoin le situe entre 100 et 200 000 dollars.

envisage de faire pareil.

Les dernières prédiction du cours de Bitcoin le situe entre 100 et 200 000 dollars. Certains comme Raoul Pal, un ancien cadre de Goldman Sachs, envisagent même qu’il pourrait atteindre 1 million de dollars.

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