A Taiwan, les régulateurs optent pour une approche réglementaire progressiste du secteur crypto

A Taiwan, les régulateurs optent pour une approche réglementaire progressiste du secteur crypto

Les députés taïwanais feraient pression sur les régulateurs pour que ces derniers préparent une réglementation autour des cryptomonnaies. Les régulateurs ont admis qu’il n’existait actuellement aucun organisme officiel dans le pays disposant d’un contrôle sur les entreprises spécialisées dans la vente et l’achat de cryptomonnaies. Mais ceux qui craignent une répression similaire à celle de la Chine continentale pourront dormir sur leurs deux oreilles après que les régulateurs ont laissé entendre qu’ils préféraient opter pour une approche plus favorable aux entreprises.

Source: Adobe/kittybear

Selon le China Times, le président de la Commission de surveillance financière (Financial Supervision Commission, FSC), Huang Tien-mu, a rencontré les “principaux ministères” et organes gouvernementaux, notamment la Banque centrale, le ministère des Finances, le ministère de l’Économie et le Conseil national du développement, afin de jeter les bases de la “gestion” des cryptomonnaies à Taïwan.

Les régulateurs et le gouvernement ont été interrogés sur la question par les législateurs d’un comité financier. Un député a demandé à la FSC et au ministère de la Justice comment ils prévoyaient de gérer les risques de blanchiment d’argent liés aux cryptomonnaies et les questions de conformité juridique.

Huang a concédé que, selon la législation actuelle, la FSC n’a de pouvoir que sur les entreprises proposant des offres de jetons d’investissement (Security token, STO), et ne peut intervenir dans le secteur qu’à titre préventif dans les cas présumés de blanchiment d’argent.

Huang aurait également répondu que deux bourses cryptos qui traitent des offres de type STO avaient demandé des permis d’opérer et que la réponse de la FSC serait donnée avant la fin du mois.

Six autres bourses, ont insisté les législateurs, devraient être poursuivies en justice si elles ne demandaient pas de permis d’opérer.

Un autre député a déclaré que les prix des jetons tels que le Bitcoin (BTC) et le Dogecoin (DOGE) étaient très volatils et pouvaient être “manipulés” par les “grandes puissances”. En tant que tel, le député a conclu que ces jetons n’étaient “pas adaptés à la vente à Taïwan” et “devraient être contrôlés.”

Huang a répondu qu’étant donné que les gouvernements internationaux adoptaient une approche “attentiste” de la supervision du marché crypto, Taïwan ferait peut-être mieux de suivre le mouvement.

Cependant, le chef de la FSC a ajouté qu’étant donné que les cryptomonnaies ne sont pas classées comme “actifs financiers”, mais comme “marchandises générales”, le régulateur ne pouvait actuellement exercer aucun pouvoir sur les jetons – ni aucune autre entité à Taïwan.

Huang conclut :

“Il est exact qu’il n’existe pas d’autorité [réglementaire] spécifique ayant autorité sur les monnaies virtuelles à Taïwan.”

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